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Blog de Katherine Pancol

Dolce vita façon décadence programmée !

Palermo. Sicilia. C'est un dédale. Une énigme. C'est comme marcher dans un musée rempli de poubelles qui débordent. Ou dans des églises qui s'empilent et racontent la ville, les invasions grecques, romaines, arabes, normandes, espagnoles, anglaises. Tout se mélange, se fond, se défie. Rien n'est rangé. Il y flotte un charme étrange qui monte des ordures renversées, des icônes de la Vierge encastrées dans des murs lézardés et des vieux palais chevrotants sous les échafaudages rouillés, désertés depuis longtemps par des ouvriers nonchalants.
C'est sale, envoûtant, on n'y comprend rien et pourtant on reste le nez collé sur le moindre bout de ruines ou de mosaïque. Très peu de touristes (ouf !), une douce tiédeur, la mer qui mordille la ville et des habitants sur le pas des portes qui vous invitent à déguster des arancini (délicieux beignets de riz). On se fait des amis, on boit du bon vin sicilien et on se laisse bercer par les palmes des palmiers qui balancent mollement.

Dolce vita façon décadence programmée !