Language choice

Biographie de Katherine Pancol

Je suis née au Maroc, à Casablanca, j'ai grandi sous les palmiers de Media...

À cinq ans, je suis arrivée en France…

Études littéraires, prof de français-latin, voyages, multitude de petits boulots et puis un jour, au hasard d'une rencontre, je deviens journaliste…

Je me souviens de mes premiers mots imprimés à l'encre noire dans un journal. J'ai fait le tour du kiosque en dansant comme un sioux éméché. J'ouvrais le journal, je le refermais, je l'ouvrais à nouveau, je hululais de bonheur, je ne pouvais pas croire que mon nom était imprimé en bas à droite…

J'ai changé de journal, j'ai appris à écrire. À refaire vingt fois le même article afin qu'il "sonne" bien… J'ai appris la musique des mots…

Un jour, un éditeur me demande d'écrire un roman. Un roman ! Moi ! Impossible !

Ce sera " Moi d'abord " en 1979.

Le ciel me tombe sur la tête et le succès aussi. Je file à New York. Changer de ville, de langue, de pays. Voyager, vivre, connaître un autre monde.

Écrire...

Je suis des cours de "comment écrire une nouvelle, un roman, un scénario" à Columbia University à New York. J'y croise des écrivains, des metteurs en scène, des scénaristes. J'écoute, j'apprends, j'apprends encore…

J'écris "La Barbare" en 1981. Puis, toujours à New York, "Scarlett, si possible" et "Les hommes cruels ne courent pas les rues ".

Je prends goût à l'écriture, à la vie qui va avec.
Je n'ai plus le choix. Je ne sais faire que ça.

Et des enfants.
Une fille d'abord, puis un garçon. 
Mes deux merveilleux enfants…

J'aime profondément la compagnie des enfants; j'aurais aimé en avoir beaucoup, beaucoup…

Je me marie, je rentre en France, je divorce, j'emménage, je déménage. 
Banal, hélas !

Je continue à écrire. L'écriture devient le moteur de ma vie. Je découvre que c'est dur et que c'est facile, que le temps passe si vite ou si lentement. Que j'ai envie d'arrêter ou de ne jamais arrêter...

Je découvre un autre monde. Je voyage dans ma tête et c'est aussi bien...

J'écris des romans ("Vu de l'extérieur", "Une si belle image","Encore une danse", "J'étais là avant", "Et monter lentement dans un immense amour", "Un homme à distance", "Embrassez-moi"). Des scénarios.

Et des articles. Pour Elle, pour Paris-Match. Je voyage. Je passe dix jours à Manchester à suivre les mollets de Cantona, quinze jours en Inde, une semaine dans le couloir de la mort d'une prison américaine, etc... Je ne tiens pas en place, tout m'intéresse. J'interviewe Reagan, Jospin, Chirac ou Meryl Streep, Johnny, Vanessa Paradis, Louise Brooks.

On récolte toujours en observant. J'aime apprendre. J'aime la vie, l'amitié, les rencontres, les voyages, l'imprévu. J'ouvre grand les bras, même quand j'aurais envie de les refermer. Tout m'étonne, je ne suis jamais blasée. 
Et de cette étreinte avec la vie naissent des livres…

J'écris, j'écris…

Mes journées se déroulent selon un rite immuable : lever, thé anglais, lecture des journaux, maison à faire tourner et papiers à remplir, promenade avec le chien Chaussette et enfin… seule, face à l'ordinateur, je retrouve mon autre monde, mon univers imaginaire avec des mots, des personnages, des idées qui volent dans l'air et que j'attrape. Ou pas. Certains jours, je les ramasse à la pelle, d'autres, je me lamente dans le désert !

Mais toujours la même envie de vivre et d'apprendre…

Je reprends à mon compte la phrase de Paul-Émile Victor : "Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie."