Blog de Katherine Pancol

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New York parle, dessine, médite et a arrêté de fumer

New York parle, dessine, médite et a arrêté de fumer.
Pas une cigarette allumée dans les rues !

New York écrit sur les murs ses peurs, ses angoisses, ses espoirs.
Partout. En couleurs, en noir et blanc. En mots, en fresques. "J'ai peur parce qu¹on a élu un fou furieux", "J'ai peur parce que le monde n'a plus de sens", "J'ai peur à cause des armes en vente libre" et quelques timides "J'ai de l'espoir parce que je t'aime", "j'ai de l'espoir parce que j'ai décidé d'exister et de faire", "j'ai de l'espoir parce que je m¹occupe des autres".

Ouf ! Mais les optimistes sont rares. Et les autres méditent à tout casser. Partout s'ouvrent des espaces "méditation". On s'y rend dès qu'on a le temps. Dans les musées, les écoles, les cours de gym. Les esprits flottent.

Autre grande mode : les ateliers de sourcils. À chaque coin de rue, on ourle, on coud, on nettoie, on plante des broussailles de poils !

 

 

  

 

 

 

 

Chez les Amish

Vous souvenez-vous de ce film, Witness avec Harrison Ford ? On y voyait vivre la communauté Amish. Je suis allée flâner de leur côté. À Lancaster, en Pennsylvanie.
Ils sont 37.000 à y vivre selon leurs anciennes règles : pas d’électricité, pas de télévision ni de lave-linge ni de portable, pas de voiture ni de bicyclette (mais droit à la trottinette), pas de scolarisation avancée, pas de jean ni de vêtement aux couleurs claires, pas de bouton mais des épingles, pas de musique mais des chants religieux, pas de contraception, pas d’armée ni d’engagement politique. Mais lecture de la Bible, humilité, modestie, solidarité, fraternité, retrait du monde moderne. Loin des "English" (c’est comme ça qu’ils appellent "les autres").

Pourtant ce sont d’excellents hommes d’affaires et leurs entreprises sont très prisées. À 18 ans, le jeune Amish a deux ou trois ans pour décider s’il rejoint le groupe ou non. Il a alors le droit d’aller au cinéma, dans les bars, de boire de la bière, de s’envoyer en l'air. Puis il ou elle décide de rejoindre ses pairs ou pas. S’il refuse, il doit quitter sa famille, ses amis et s’installer ailleurs. S’il rejoint, il ne peut plus jamais partir.

Beaucoup reviennent, victimes de leur isolement et de leur faible niveau d’éducation (l’école s’arrête à 14 ans). Et c’est comme ça depuis le XVIIIème siècle. Ils sont arrivés 3000, chassés d’Europe, et sont environ 200.000 aux USA aujourd’hui.
Chaque famille a une moyenne de dix enfants. On n’a pas le droit de les photographier ni de les apostropher. On peut juste les observer de loin dans les champs en train de labourer (avec des charrues tirées par des chevaux) ou enfermés dans leur buggy noir sur les routes. Tous vêtus de sombre, le visage refermé sur leur monde intérieur. Impressionnant.

 

 

Québec

Québec. Sur les rives du Saint Laurent. La capitale du Québec. Une ville tranquille. On s'y promène comme dans un musée. Une ville prospère. Tout le long de la route Montréal-Québec, on aperçoit d'immenses banderoles qui proclament "Nous embauchons". Sur chaque usine, chaque entrepôt, chaque cabanon. J’avais commencé à voir ces banderoles sur les façades des entreprises à Montréal, mais en allant à Québec, j’ai eu le tournis ! Pas étonnant que les jeunes Français se bousculent pour s’installer au Québec. On a fait la fête au Château Frontenac, on a monté et descendu les rues façon San Francisco, on a refait le monde avec Eric-Emmanuel Schmitt… et on a rencontré de nombreux lecteurs et signé beaucoup de livres.

Et maintenant : direction New York !

Flâner encore

Il fait frisquet, le soleil est gris, je flâne.

En bas de la ville. Astor Place, Bowery, Houston Street etc...
Forsythe street. J’y ai habité. C’était une rue pour les prostituées. 20 dollars, la pipe. Je les retrouvais au bar du coin quand j’étais en panne d’inspiration à deux heures du matin. On devisait : quel était le métier le plus pénible ? Le leur ou le mien ?
C’est devenu un quartier pour bobos chics.

Les cerisiers sont en fleurs, les bistrots pullulent.
Partout d’immenses fresques couvrent les murs et je me raconte une histoire en les suivant.

Deux bonnes adresses si vous êtes dans le coin : "Sweetgreen", sorte de libre service de bonne santé (poulet, œufs, légumes, graines bio) au 10 Astor Place et "Russ and Daughters". L'épicerie est sur East Houston Street, 179, et le restaurant au 127 Orchard street, miam miam !

Et ce soir, je file à l'Opéra écouter "Luisa Miler". Une joie !

 

 

 

 

 

Montréal, premier jour

Le printemps entre et sort. Soleil l’après-midi. Pluie fine et froide le soir.
Entre deux interviews je flâne et je flâne. Montréal n’a pas encore ôté les pneus neige. La rue Sainte Catherine est retournée par les travaux. Le musée des Beaux Arts scintille dans la lumière.
Montréal se fait belle. Du haut d’un immeuble, Léonard Cohen veille.

Et le soir, à la grande librairie Renaud Bray, rue Saint Denis, c’était la fête avec les lectrices et les lecteurs.
Demain je file à Québec pour le Salon du livre.