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Blog de Katherine Pancol

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Des papillons dans mon aspirateur !

Je vais vous dire un truc : je crois que j'ai des papillons dans la tête.

Depuis que Dame Coqueluche s'est installée en moi (et n'est toujours pas partie), j'ai des absences. Je dis "téléphone" pour "ascenseur", "aspirateur" pour "ordinateur", "Bonjour madame" au facteur, je ne me souviens pas du nom de mon chien et le regarde, perplexe, laisse passer les stations de métro, paie ma baguette en ticket de métro, verse du dentifrice sur mes cheveux...
Bref, je suis inquiète.

Mon docteur me dit que c'est normal, que c'est une maladie qui affaiblit et que mes neurones vont se rebrancher bientôt.
Dans quinze jours environ...
Oh la la ! Encore quinze jours à vivre à côté de mes chaussures, à parler à un lampadaire en croyant que c'est mon copain et à Chaussette comme si c'était un poisson rouge !

Et les rendez-vous avec vous qui approchent !
Va falloir que vous soyez tolérants et, si vous me sentez comme un ballon au bout de sa ficelle dérivant dans le ciel, parlez-moi très doucement et je redescendrai sur terre...

Sinon, quand je n'ai pas de ces absences qui me font rougir d'embarras, je récupère. Il y a même des moments où cela va très bien, où je peux réciter la table des 7 à l'envers (très dure, la table des 7 à l'envers !).

Je suis allée au cinéma voir "Into the wild" de Sean Penn. Cela faisait longtemps que je voulais le voir.... For-mi-da-ble ! Quelle beauté, quelle pureté ! Ce film vous lave la tête. On a envie de partir en Alaska et de vivre dans un vieux bus pourri. Je me demandais même si ce ne serait pas une bonne idée pour écrire mon prochain livre !

Moi, j'ai la Normandie. C'est plus civilisé. Il n'y a pas de plantes empoisonnées, d'ours qui rôde, de loups qui déchirent les carcasses d'élan, de tempêtes de neige, de rapides ...très rapides. En Normandie, je suis comme le héros du film, je regarde l'herbe pousser, les hannetons marcher, les nuages cavaler dans le ciel, les vagues rouler les galets et les mouettes chasser les miettes jusque dans mon jardin.
En Normandie, je ne vois presque personne, parle aux pommiers et arpente les plages à marée basse en frappant les flaques des deux pieds.
En Normandie, je n'écoute presque pas la radio ni ne regarde la télé. Je suis à l'abri de la pollution médiatique. De tous ces gens qui répètent la même chose sans jamais se lasser ni s'écouter.
Ils rabâchent, ils rabâchent et nous remplissent la tête de vide vain et creux.
On doit finir zinzin à les écouter tout le temps...
À Paris, je me suis calée sur Radio Classique et TSF jazz...
Au moins, eux, ils parlent peu !

En ce moment, je suis à Paris.
Vissée à la promotion de mes tortues qui valsent et qui valsent...

Ce ouikend (le 8 et le 9 mars), deux articles, un dans le Figaro Madame, l'autre dans le Figaro Magazine...
Le 29 mars, un article dans Mademoiselle Figaro

Le mois prochain, articles dans :
Notre Temps
Cosmo
Esprit Femme,
Atmosphères

- Une page dans le numéro de juin de Marie-Claire, en kiosque mi mai

- Fin Mars, dans ELLE, un papier intitulé : "pourquoi on craque toutes sur Pancol ?"

- Un article dans Télé 2 Semaines le 10 mars,
- Un article dans Télé 7 jours le 17 mars

À la télé, je serai :

Le 6 mars à 11h20 sur Direct 8, une émission d'une heure : "Femmes d'exception"
Le 14 mars, à Info soir d’ I-télé vers 22h30
Le 14 mars aussi dans l'émission de Guillaume Durand "Esprits libres" sur France 2
Le 28 mars, sur France 5, Café Picouly, présenté par Daniel Picouly, à 21 h30
Le 31 mars, sur LCI en direct à 8h45, la matinale...

Du boulot en perspective ! Va falloir secouer et rabouter mes neurones !

Pourvu que je trouve mes mots et ne parle pas de mon aspirateur !

Quelques dates...

Alors...
Ce dimanche, dans le supplément du Journal du Dimanche, "Fémina", il y a un grand article sur ...LES TORTUES !
Avec ma tronche, en prime !

Et, et... France 2 m'a envoyé un papier m'informant que l'émission enregistrée "Dans quelle éta-gère" passera le LUNDI 3 MARS vers 08H50, avant le journal de la nuit et à O5h50...

À vos magnétoscopes !

Et quelques déplacements prévus :

Le 15 et le 16 mars au Salon du livre de Paris de 16h30 à 18h30...
Le 1er avril à la librairie Kléber à Strasbourg
Le 9 avril à la FNAC de Lille
Du 13 au 20 avril voyage à Montréal et à Québec avec signatures dans des librairies et émissions de télé et de radio...
Le 25 avril à la FNAC avenue des Ternes à Paris
Le 2 mai de 16 h à 18 h à la librairie Payot de Nyon
Le 3 et le 4 mai au salon du livre de Genève...
Le jeudi 15 mai à la librairie Privat à Toulouse
Le 16, 17 et le 18 mai au salon du livre d' Arcachon
Le jeudi 22 mai aux Galeries Lafayette
Le 28 mai à la Baule (les rencontres de l'Atlantia)
Le 31 mai et le 1er juin à la fête du livre de Montpellier...
Le 7 et le 8 juin à Metz...

Et le reste va suivre... Lyon, Marseille, Rouen, Bruxelles etc...Cela doit se préciser dans les jours qui viennent et CE N'EST PAS MOI QUI DECIDE TOUTE SEULE. C'est tout le service de presse d'Albin Michel !

À bientôt pour d'autres précisions !

Il est arrivé !

Je viens de recevoir une nouvelle incroyable d'une lectrice. Elle m'écrit que "La valse lente des tortues" sera en vente le 27 février... soit demain... sur le site Alapage !
Et je ne le savais pas !

Dix minutes plus tard :

Et encore mieux, je mets cette nouvelle sur mon site et une lectrice m'écrit au bout de dix minutes en me disant " Mais il est arrivé ! Chez ma libraire ! Je cours le chercher !!"
Alors vraiment, on ne me dit rien du tout !!

Il est là ! Il est arrivé ! Je sors mon vieux disque de twist et twiste sur place !!

Dix minutes plus tard ( essoufflée !) :

Sinon j'ai appris des choses très drôles sur la coqueluche, hier ! C'est un copain médecin et lettré qui m'a appris que...
Le mot "coqueluche" signifierait en français ancien et populaire "le chant du coq". Parce qu'avant, les gens mourraient de la coqueluche en poussant des râles horribles ressemblant aux cris du coq... Le bruit des quintes de toux qui leur déchiraient la poitrine faisaient penser aux cris du coq chassant les poules dans la basse-cour !

Et comment soignait-on la coqueluche ?
Avec du coquelicot... variante de l'ancien français coquelicoq et coquerico qui est lui-même l'ancienne forme de cocorico ! Rouge coquelicot comme la crête du coq !
Le coquelicot soignant la coqueluche, la poule retrouvait ses petits !

Intéressant, non ?


Je l'ai vu, je l'ai vu, je l'ai vu !

Moi aussi, je l'ai vu !
Mon livre !
En librairie !
Sur deux rangées !
Bleu acier avec les lettres qui scintillent et qui disent LA VALSE LENTE DES TORTUES !
J'ai pas osé entrer dans la librairie mais je l'ai regardé de loin...


J'ai pris le chien Chaussette dans mes bras et on a valsé, valsé de joie.
Enfin, moi surtout !
Parce que lui il me regardait avec une drôle d'inquiétude dans le regard et il regardait les passants en les suppliant de me pardonner de me conduire comme ça sur la voie publique. Avec une immense compassion dans l'oeil droit et un peu de gêne dans l'oeil gauche...
C'était plus fort que moi ! J'avais envie d'embrasser tous les piétons et les piétonnes, les petits enfants et les caddies !
Il est sorti, il est sorti !

Merci Corinne !

Tout espoir n'est pas perdu.
Et la culture, en France, a encore de beaux jours et de beaux soleils !
Voilà le mail que j'ai reçu de Corinne, 20 ans :


La semaine dernière, je me suis retrouvée dans une situation chronique qui m'affole chaque fois.
Plus un seul livre à lire dans mon placard pourtant plein à craquer! Et relire, j'aime bien, mais il arrive un moment où j'ai envie de neuf.
Plus rien sur mon compte en banque, mais 15 euros dans mon portefeuille. Pour la passionnée de littérature que je suis, le dilemme n'a duré que quelques secondes. Je garde 5 euros pour les pâtes, mais le reste, ça va dans mon besoin primaire: un livre !
Et là, je me retrouve dans la librairie de la rue Levis, à comparer, peser le pour et le contre, estimer le rapport qualité-prix de ce que va être ma prochaine lecture.
Sur une étagère, je vois 5 livres de poche (je les achète toujours en poche, pour le prix et pour la place dans le sac). Katherine Pancol. Je ne connais pas cette personne. Je lis les résumés sur la quatrième de couverture. Et là, terminée la maniaquerie du choix, j'embarque. C'est sûr et certain, c'est sur cette étagère que se trouve ma lecture !
J'ai tout de même passé dix minutes à me torturer la cervelle pour choisir quels livres allaient terminer entre mes mains après le passage en caisse. Puis finalement, j'ai joué à la Ploum, comme en primaire.

Et je ne regrette pas. "Un homme à distance" m'a fait passer une soirée délicieuse, furieuse et rêveuse.
Et "J'étais là avant" me régale. Je le lis plus tranquillement, parce que j'ai toujours peur d'arriver à la fin d'un livre que j'aime, même si j'ai hâte d'en connaître la suite.
Un gros pavé, je m'en excuse, pour vous dire que je viens de faire une découverte qui me fait beaucoup de bien, celle de votre travail.
Je ne pourrai pas acheter les tortues lors de sa sortie, mais en attendant sa sortie en poche, je garderai chaque mois un peu de sous pour lire tous vos autres écrits.
Pour terminer,tout simplement merci. Merci beaucoup.
Corinne


Elle est pas belle, la vie ?