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Blog de Katherine Pancol

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Il est arrivé !

Je viens de recevoir une nouvelle incroyable d'une lectrice. Elle m'écrit que "La valse lente des tortues" sera en vente le 27 février... soit demain... sur le site Alapage !
Et je ne le savais pas !

Dix minutes plus tard :

Et encore mieux, je mets cette nouvelle sur mon site et une lectrice m'écrit au bout de dix minutes en me disant " Mais il est arrivé ! Chez ma libraire ! Je cours le chercher !!"
Alors vraiment, on ne me dit rien du tout !!

Il est là ! Il est arrivé ! Je sors mon vieux disque de twist et twiste sur place !!

Dix minutes plus tard ( essoufflée !) :

Sinon j'ai appris des choses très drôles sur la coqueluche, hier ! C'est un copain médecin et lettré qui m'a appris que...
Le mot "coqueluche" signifierait en français ancien et populaire "le chant du coq". Parce qu'avant, les gens mourraient de la coqueluche en poussant des râles horribles ressemblant aux cris du coq... Le bruit des quintes de toux qui leur déchiraient la poitrine faisaient penser aux cris du coq chassant les poules dans la basse-cour !

Et comment soignait-on la coqueluche ?
Avec du coquelicot... variante de l'ancien français coquelicoq et coquerico qui est lui-même l'ancienne forme de cocorico ! Rouge coquelicot comme la crête du coq !
Le coquelicot soignant la coqueluche, la poule retrouvait ses petits !

Intéressant, non ?


Merci Corinne !

Tout espoir n'est pas perdu.
Et la culture, en France, a encore de beaux jours et de beaux soleils !
Voilà le mail que j'ai reçu de Corinne, 20 ans :


La semaine dernière, je me suis retrouvée dans une situation chronique qui m'affole chaque fois.
Plus un seul livre à lire dans mon placard pourtant plein à craquer! Et relire, j'aime bien, mais il arrive un moment où j'ai envie de neuf.
Plus rien sur mon compte en banque, mais 15 euros dans mon portefeuille. Pour la passionnée de littérature que je suis, le dilemme n'a duré que quelques secondes. Je garde 5 euros pour les pâtes, mais le reste, ça va dans mon besoin primaire: un livre !
Et là, je me retrouve dans la librairie de la rue Levis, à comparer, peser le pour et le contre, estimer le rapport qualité-prix de ce que va être ma prochaine lecture.
Sur une étagère, je vois 5 livres de poche (je les achète toujours en poche, pour le prix et pour la place dans le sac). Katherine Pancol. Je ne connais pas cette personne. Je lis les résumés sur la quatrième de couverture. Et là, terminée la maniaquerie du choix, j'embarque. C'est sûr et certain, c'est sur cette étagère que se trouve ma lecture !
J'ai tout de même passé dix minutes à me torturer la cervelle pour choisir quels livres allaient terminer entre mes mains après le passage en caisse. Puis finalement, j'ai joué à la Ploum, comme en primaire.

Et je ne regrette pas. "Un homme à distance" m'a fait passer une soirée délicieuse, furieuse et rêveuse.
Et "J'étais là avant" me régale. Je le lis plus tranquillement, parce que j'ai toujours peur d'arriver à la fin d'un livre que j'aime, même si j'ai hâte d'en connaître la suite.
Un gros pavé, je m'en excuse, pour vous dire que je viens de faire une découverte qui me fait beaucoup de bien, celle de votre travail.
Je ne pourrai pas acheter les tortues lors de sa sortie, mais en attendant sa sortie en poche, je garderai chaque mois un peu de sous pour lire tous vos autres écrits.
Pour terminer,tout simplement merci. Merci beaucoup.
Corinne


Elle est pas belle, la vie ?

Le bébé est une personne remarquable...

Depuis quelques jours, j'ai une admiration sans bornes pour les bébés...
D'ailleurs, j'ai toujours admiré les bébés. Je trouve que ce sont des gens formidables. Je ne sais pas si vous vous souvenez d'une série documentaire qui était passée – il y a longtemps - sur Canal + et qui s'appelait "Le bébé est une personne".
Le réalisateur expliquait que le bébé était un type remarquable. Et il le prouvait en le filmant. J'avais été médusée. Le bébé comprenait tout, réagissait à tout et apparaissait comme un vieux sage blindé de savoir et d'intelligence.
Un vieux sage hyper costaud !

Et moi, j'acquiesce.
Pourquoi ? Parce que je me demande comment le bébé peut résister à la coqueluche. Comment cette toute petite chose chiffonnée peut se redresser après que ce poids lourd qu'est l'ignoble virus de la coqueluche lui a roulé dessus ...

Parce que moi, grande personne, vaccinée et étanche (enfin, je croyais !) je ne résiste pas du tout ! Je me délite, me traîne, me répands, m'étiole, devient vermicelle transparent et las. Je ne me reconnais plus.
Je suis si fatiguée que je finis par voir la vie en noir.
Je deviens pessimiste, triste et la vie me saute au nez comme un dogue allemand aux crocs acérés. Je la trouve hostile, méchante, dure, imbécile, moi qui d'habitude m'entraîne à la peindre en rose...
Même Somerset Maugham ne me déride plus !

Mon pharmacien m'avait prévenue, laconique : "vous en avez pour au moins trois semaines à être vaseuse, cathareuse et contrariée..." Merci beaucoup !
La prochaine fois que je croise un coquelucheux, je lui tourne le dos !

Ma fille, heureusement, est venue passer une semaine en France. Le chien Chaussette a failli avoir une attaque quand elle a ouvert la porte. C'est fou comme ce chien est sentimental ! Il s'est d'abord raidi comme un bout de bois blond, a poussé un cri, puis s'est mis à faire des bonds en l'air en gémissant et en tentant de lui grignoter le bout des mitaines... Ensuite, il cavalait dans l'appartement avec l'air très important d'un messager porteur d'une grande nouvelle et revenait vers elle pour vérifier qu'il ne s'était pas trompé, que c'était bien elle, que c'était bien lui !

On a fait des gâteaux, essayé plein de thés, léché les vitrines, admiré Paris, joué au rami, épilé les sourcils, des trucs de filles, quoi ! Et c'était bon !
Même si j'étais un peu au ralenti...
Et puis j'ai signé mes 354 exemplaires de Tortues.
Pas comme une tortue, mais comme un lièvre pressé de retrouver son terrier !
Je n'ai plus qu'à attendre...
Devant une rangée de Nespresso...
Attendre que sonne le 3 mars !

LE 3 MARS !
LE 3 MARS !




L'oie a faim en Hongrie...

Hé ! Hé ! Je ne résiste pas !
Lu dans le New York Times, ce matin, (vous savez le supplément du NYTimes vendu avec le Monde le vendredi après-midi et le samedi matin) un article de Patricia Cohen qui s'alarme du manque de culture des Américains et qui renvoie à la vidéo d'une apprentie chanteuse, Kellie Pickler, qui passe sur Youtube.

Donc je suis allée voir et je dois dire que j'ai ri, mais que j'ai ri !
Kellie Pickler est une ravissante blonde platine qui concourt pour l'émission "American Idol", notre Nouvelle star à nous. Elle est invitée à un jeu télévisé où elle doit répondre à des questions niveau CM2 et elle est assistée par un gamin de 11 ans, Nathan. La somme en jeu est de 25 000 dollars. Si elle gagne, elle la reverse à une fondation. Donc elle claque des dents et se concentre.

Animateur : Budapest est la capitale de quel pays européen ?
Kellie : Ah ! Je croyais que l'Europe était un pays...
Animateur : Euh ! non...
Kellie : Quelle question idiote ! Budapest, ils parlent français là-bas, non ? Est-ce que la France est un pays ?
Nathan, le gamin, se gondole de rire et inscrit une réponse sur son ardoise.
La blonde platine fait encore quelques commentaires pas piqués des hérissons et puis elle passe le relais à Nathan qui répond donc "Hungary" (Hongrie !).

Kellie : "Hungry" ? C'est un pays, ça ? Je ne savais pas qu'il y avait un pays qui s'appelait comme ça. Je connaissais "Turkey" mais pas "Hungry"...

(Hungry, pour le cas où... , veut dire Faim et "Turkey", Oie.)

La blonde platine nage en plein sandwich et bat des pieds lorsque Nathan donne la réponse exacte. La salle applaudit à tout rompre.

Et l'auteur de l'article s'inquiète...
Non seulement, explique t-elle, les gens sont de moins en moins cultivés, mais cela devient chic et tendance d'être ignare. "Il y a même une certaine hostilité envers le savoir et la culture". Une sorte de mouvement anti-"intellectuel qui ose savoir"...
Et elle cite un ouvrage qui vient de sortir aux US (d'une dénommée Ms Jacoby) et qui étudie le fait que, aujourd'hui, il y a une nette tendance à croire que "trop en savoir peut être dangereux" et que "il vaut mieux avoir une opinion qui vient de soi qu'une opinion forgée sur des faits et des connaissances".
Et de balancer le savoir à la poubelle en ne comptant que sur ses émotions, ses réactions, ses éructations.

Ne rions pas trop vite. Ok, c'est aux US, mais il m'arrive parfois, quand j'entends le genre d'émission "Les auditeurs ont la parole" d'être effondrée. On demande aux gens très sérieusement de parler de n'importe quel sujet ( de l'avenir des 35 heures au réchauffement de la planète en passant par les migrations des cigognes ) et on les écoute très sérieusement divaguer et dire souvent n'importe quoi.
Parfois, je me demande si les gens ont "réfléchi" avant de parler, s'ils se sont documenté, s'ils ont des sources, s'ils ont construit une pensée...
Et ça continue, et ça envahit les ondes d'un bruit imbécile qui casse les oreilles. Action-réaction, mais entre ces deux coups de piston, pas de références, pas de réflexion, de l'immédiat, de l'émotion, de grosses bouffées de colère ou de haine qui prétendent imiter le cours limpide d'une pensée.
Ce doit être la coqueluche qui me rend morose ou alors, c'est plus grave que ça et il faut que je change de docteur !

La dame aux camélias et la brosse à dents !

Ah ! Ah ! Je suis en train de guérir !
J'en ai encore pour quelques jours, paraît-il, mais au moins, je tiens debout sur mes deux pieds.
C'était la coqueluche. Non mais ! La coqueluche ! Je croyais que ça n'existait plus et voilà qu'elle revient sous forme d'épidémie. C'est mon pharmacien et le docteur qui me l'ont dit.
Je tousse toujours, mais je suis passée de la dame aux Camélias à l'expectorante classique, celle qu'on évite dans les transports en commun.

En tout cas, j'ai décidé de ne plus jamais embrasser qui que ce soit, de me promener avec une bombe anti-germes et d'asperger tout ce qui m'approcherait que ce soit un concombre masqué, un chien péruvien ou un humain porteur de microbes afin de les désinfecter.

Parce que le microbe se balade sans vergogne. Dans le bus, dans le métro, dans la queue du cinéma, les gens toussent, crachent, envoient leur virus dans les airs sans se gêner.

Hier, je vais acheter une belle tarte aux pommes moelleuse et fondante dans une excellente boulangerie et que fait la vendeuse avant de me servir ? Elle éternue, crache, se passe la main sur la bouche pour s'essuyer et fonce sur ma tarte aux pommes ! J'ai hurlé "mettez des gants, s'il vous plaît !". Elle m'a regardée, a dit "si vous voulez..." comme si j'étais une folle tout juste relâchée de l'asile et que je voyais des brosses à dents partout !
Je pestais, je pestais. Impuissante. Mais pas résignée...
Je vais même peut-être porter un masque de tissu blanc.
Des bottes de tissu blanc...
Une grande blouse blanche...

Sinon.
Je n'ai rien à raconter. Le temps s'étire, interminable...
Je n'ai plus qu'une date en tête : le 3 mars !

Demain, je vais "faire mon service de presse" chez mon éditeur
Je vous explique : le service de presse, ce sont les livres que l'auteur envoie aux journalistes qui sont susceptibles d'écrire un article. On leur envoie le livre chez eux, par Colissimo, avec un petit mot de l'auteur. Un petit mot doux. Pour les amadouer, leur donner envie de lire et d'être bienveillant...
(La plupart des "services de presse" sont revendus chez des soldeurs de livres, mais bon... on fait semblant de ne pas savoir !)
Pour mon premier roman, je me suis incroyablement appliquée. J'ai passé du temps et du temps à chercher la formule originale. Je ne voulais surtout pas me répéter. Et c'est dur quand vous devez autographier près de trois cents exemplaires de votre livre ! Et que vous ne connaissez aucun des noms sur la liste !
Au fil des livres, je me creuse moins la tête. Je mets ce qui me vient et quand rien ne me vient, je me défile avec un "Amicalement" ou "Cordialement" ou un jeu de mot assez nul sur le titre !

Il y a des auteurs paresseux qui ne font pas de service de presse et glissent un carton "en hommage de l'auteur absent de Paris". Il y a ceux, plus facétieux, qui fabriquent un tampon à encre qu'ils font marcher à tour de bras avec, à chaque fois bien obligé, la même formule ! J'en rêve, mais je n'ai pas encore osé !

Aujourd'hui, j'ai enregistré ma première télé. Une émission de Monique Atlan sur France 2. "Dans quelle éta-gère". Elle passe trois fois par jour et traite d'un livre chaque jour.
"La valse lente des tortues" passera le 3 mars. Le jour même de sa sortie !
Je vous le claironne parce que vous passez votre temps à me dire que je ne vous préviens pas quand je pointe le bout de mon nez...

Ah si ! autre chose : lors du SALON du LIVRE de PARIS, je signerai le SAMEDI 15 MARS et le DIMANCHE 16 MARS après-midi, de 16 heures 30 à 18 heures 30. Le samedi, sur le stand d'Albin Michel et le dimanche sur le stand du Livre de poche.

Voilà. C'est dit...
Et bien sûr, je vous attends, nombreux !
Sinon j'aurai l'air malin, assise derrière ma pile sans personne devant !
Habillée tout en blanc avec un masque, des bottes, une blouse blanche !