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Blog de Katherine Pancol

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Il paraît que ça marche à nouveau !

Le courrier est reparti. Youpee !
Car je commençais à me demander si je n'allais pas sortir mon vieil appareil à morse. Tic-tic-tic-tac-tiiiiic-taaaac. On devrait réapprendre le morse par les temps qui courent.
Mais pour la prochaine fois que ça tombe en panne, ne m'en voulez surtout pas ! Ce n'est pas de ma faute !
En plus, ça ne prévient pas. Je l'ai su par une lectrice qui avait essayé dix fois avant que ça ne passe et un lecteur furibond qui m'a signalé que mon site avait explosé en téléphonant à l'éditeur !
Trop de mails !

Sinon : LA VIE EST BELLE !

Le fabricant de chaussettes Labonal m'a envoyé des chaussettes aux couleurs de mon livre : "La valse lente des tortues" est brodé en lettres multicolores sur un fond gris. Trop classe ! Je l'ai appelé pour le remercier et lui ai demandé s'il les fabriquait pour de vrai, il m'a répondu que non, pas pour le moment. Mais ce serait une bonne idée, non ? Je pourrais me promener avec le titre de mes roman aux pieds...

Je vais remettre sur mon site les dates de mes prochaines signatures parce que l'alerte à la bombinette de l'autre jour au Salon du Livre nous a coupé le sifflet. Je sais qu'il va y avoir une signature à la FNAC des Ternes le 25 avril et plusieurs dans des Maisons de la Presse à Paris, Vendôme etc...





Bug and bug and encore bug !

Il paraît que la rubrique "Courrier" de mon site a explosé...
Donc je ne reçois AUCUN mail...
Cela va être réparé, j'espère, très très vite !
Je suis vraiment désolée...



Tchekhov et la carotte !

Deuxième !
Je suis deuxième ! Deuxième au palmarès des livres vendus en France ! Juste derrière Millénium. Mes tortues valsent, mes tortues valsent et je leur emboîte la carapace !
C’est grâce à vous… Merci, merci, merci !
Je vous fais la révérence, je vous prends dans mes bras et vous emmène valser avec moi ! Un, deux, trois, un, deux, trois !
La vie est belle, la vie est belle, la vie est belle et elle m’essouffle de virtuosité…Le chant du coq s’est mué en ukulélé et je suis blonde Marilyn qui roucoule d’aise et de volupté. Je vous saoule ? Ok, j’arrête…

Sinon, je lis, je réponds à des questions de journalistes, on me poudre le museau, on me fait des yeux de guitares de Picasso, on me demande des choses et des autres et je rêve au moment où je vais replonger dans la douceur de la solitude et poser à nouveau mes doigts sur le clavier de mon Mac pour inventer des histoires et vous emmener avec moi…
Raconter des histoires ! Quelle joie ! J’ai commencé à prendre des notes pour le prochain roman. Je laisse glisser mes yeux sur ce Nouveau Monde que je retrouve à chaque fois avec étonnement (le monde de la « promo » !) et note, note sur mon cahier…

Sinon, je suis toujours amoureuse de Tchekhov. Quel homme ! Quel auteur ! Quelle âme généreuse et sensible ! Lire l’histoire de sa vie, c’est boire un grand verre d’eau de source, c’est approcher le vrai bonheur. Pas le bling-bling à base de consommation qui ravage et laisse un grand trou dans le coeur, mais celui qui, au contraire, émerveille et enseigne. Lisez Tchekhov, son théâtre, ses nouvelles, lisez l’histoire de sa vie et vous aurez un sourire d’ange sur les lèvres…

À une amie qui lui demandait, l’air soucieux et penché,
« Qu’est ce que la vie ? », il répondait, énervé, « c’est exactement comme si tu me demandais : qu’est-ce qu’une carotte ? Une carotte est une carotte et on ne sait rien de plus ! »
Comme j’aurais aimé le rencontrer ! Comme on aurait ri devant la prétendue intelligence de tant de sots qui se gargarisent de mots pour se hausser du col !

Sinon, j’ai enregistré l’émission de Guillaume Durand, « Esprits libres » (qui passe ce vendredi soir, d’ailleurs !) et je me suis bien amusée. Guillaume Durand fait partie de ces gens (rares aujourd’hui) qui ont l’air heureux et qui écoutent l’autre, l’esprit ouvert et débarrassé de préjugés. Il a gardé une fraîcheur, une gourmandise de débutant. Il ne s’énerve pas, n’aboie pas, ne tapote pas ses cheveux, ne s’épie pas dans le miroir, vous regarde vraiment comme si vous étiez bien assise en face de lui, fait attention aux gens sur le plateau, bref, un bonheur d’homme !
Il y a plusieurs séquences dans son émission (je vous préviens, je passe tout à la fin !) et à chaque « plateau », il avait l’air de s’émerveiller à nouveau et de prendre du plaisir à ce qu’il faisait !

J’ai fait d’autres rencontres délicieuses… qui me reposent de celles où le journaliste arrive, pressé, harassé et commence l’entretien en disant « je vous préviens, j’ai pas eu le temps de lire » en jetant un regard épuisé et vaguement dégoûté sur mon gros pavé ! Puis il enchaîne en soupirant : « alors, cette fois, c’est l’histoire de quoi ? »
Comme ci c’était carrément dégoûtant de raconter des histoires…
Sorry, guys ! La fois prochaine, je vous fais une mince plaquette écrite en caractères gras avec plein de mots compliqués que j’aurais chassés dans le dictionnaire…

Et ce ouikend, nous avons rendez-vous au Salon du Livre ! Youpee ! On va se régaler en se caressant du regard. En gloussant un peu d’embarras, de tendresse rentrée, de plaisir de poser un visage sur une signature. En lisant vos mails, j’ai comme l’impression que nous faisons une immmmmense famille et c’est exprès si j’ai mis plein de « m » tellement notre complicité est grande et réjouissante.
Vos mails m'enchantent et me font souvent venir la larme à l'oeil. Vous me rendez terriblement sentimentale...


Katherine Pancol

PS : Ah ! Je voulais vous dire : si j’ai du retard dans mes réponses à vos mails, c’est qu’en ce moment, je suis toujours un pied en l’air et l’autre à Pondichéry (disait ma grand-mère quand elle était débordée !) et que ma messagerie recommence à faire des siennes ! Mais bon… Je suis habituée maintenant ! et vous aussi, I presume !

PS 2 : Je vous rappelle que je serai donc le samedi après-midi de 16h30 à 18h30 sur le stand d’Albin Michel et le dimanche, aux mêmes heures, sur celui du Livre de poche. Je le répète parce que je reçois des mails qui me demandent si, par hasard, je serais présente au Salon du livre !






Une bombinette et que du bonheur !

J'ai passé trois jours de bonheur au Salon du Livre de Paris.
Samedi, dimanche, lundi, je vous ai rencontrés et j'ai pu mettre une image sur vos bobinettes chéra !
Même si dimanche, la fête a été brutalement interrompue par une alerte à la bombe et qu'il a fallu évacuer fissa le hall du Parc d'exposition... Personne ne s'est énervé, j'ai continué à signer pendant un long moment, puis on a rangé nos bics et nos livres et on est parti en traînant les pieds vers la sortie. Personne n'y croyait à la bombinette terrible. Même pas peur ! On a attendu une heure dehors sous la pluie (qui mouillait à peine) que tous les corps de l'armée, de la police, des pompiers défilent et puis on est rentré, sans se presser, en devisant pendant que les journalistes interviewaient le chef de la sécurité qui prenait un air très sérieux pour juguler les effets de la bombinette...

C'est bon de vous voir "en vrai", de vous écouter, de presque vous toucher.
Les mails, c'est bien mais le contact physique, oeil dans l'oeil, c'est quand même mieux !
Je prendrai bien une tasse de thé ou un café avec chacun de vous mais bon... pas le temps ! La file s'allonge et on vient me rappeler à l'ordre !

Alors bien sûr, vous avez attendu, dessiné une longue file d'attente, mais vous vous êtes fait aussi des amis dans cette longue file. J'avais deux yeux de mouche qui traînaient sur le côté et je vous voyais échanger des téléphones, des adresses de mail, et, certaines fois, repartir bras dessus, bras dessous...
C'est pour ça que m'est venue ( ou plutôt revenue) cette idée d'organiser fin juin un grand pique-nique où on pourrait tous se retrouver ( sans faire la queue ni payer un droit d'entrée !). Pourquoi fin juin ? Parce que, normalement, il ne pleut pas... Pourquoi pique-nique ? Parce que comme ça on n'aurait rien à planifier, prévoir, supputer ! On se laissera tomber dans l'herbe et on fera plus ample connaissance. Elle est pas belle la vie ?
À condition de décider qu'elle sera belle quoiqu'il arrive !
Dîtes moi ce que vous en pensez !

Tout pour la musique !

Vos mails, en ce moment, arrivent par rafales et je voulais vous dire un truc : vous êtes formidables et j'ai de la chance de pouvoir dialoguer avec vous sur mon site. Je le pense depuis longtemps et j'ai eu envie de vous le dire !
Et quand je vous lis, je ris, je pleure, je monte en gammes d'émotions, je vibre, je tournicote, j'entre en transes parfois !

Je crois que l'écriture, c'est un rythme, un "tempo". On entend de la musique sous les mots. On déchiffre une phrase et on entend une mélodie, une émotion qui monte vers le ciel. Si on a l'oreille sourde, lourde, bouchée, on n'entend pas cette émotion et elle retombe en grosse flaque. Si on a l'oreille aiguisée, on entre dans la partition et on danse avec l'auteur.
On entre dans le rythme d'un livre ou on n'y entre pas. C'est pour cela qu'il y a des gens allergiques à certains écrivains et d'autres qui adorent ces mêmes écrivains. Une histoire d'oreille...

Ce qui est émouvant avec les mails, c'est quand on "parle" la même musique. Et c'est ce qui arrive souvent entre vous qui m'écrivez et moi qui vous réponds. On est sur la même partition, la même mélodie. On joue les mêmes notes.

Hier, j'ai eu un échange avec une lectrice, un échange magnifique. Ça a commencé à cause d'un livre. "Un homme à distance". Vous allez voir, (j'allais dire vous allez "écouter" !) c'est jubilatoire...Pour elle, pour moi, pour les livres, pour l'amour de la littérature. Parce que cela peut arriver avec n'importe quel écrivain sur lequel on est "branché"...


Le 9/03/08 12:54, « patricia leroy » a écrit :
Je ne connais pas du tout la Normandie. Mais j'irais bien à Fécamp, marcher sur les traces de Kay Bartholdi ... Dites, est-ce qu'elle existe vraiment, cette librairie d'"Un homme à distance" ?
Vous savez, du coup, je l'ai relu, ce livre, pour la énième fois ... et à chaque fois il me fait le même effet, c'est comme un fantasme, étrange et tellement intense.
Et cette petite musique ... " Un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates ..... " Il n'y a pas beaucoup d'auteurs capables de vous la faire entendre, cette petite musique ... La première fois que j'ai entendu la vôtre, c'était avec "J'étais là avant " et cet homme marron, avec sa valise au bout du bras. Marquante, tellement marquante, cette image, que j'aurai presque pu lui arracher les yeux moi-même, à cet homme-là.
Bon, je sens que je vais encore me laisser emporter et vous saouler de paroles. J'espère que vous me pardonnerez, mais on n'a pas souvent l'occasion de dire à un auteur pourquoi on l'aime ... Patricia

Date: Sun, 9 Mar 2008 13:30:17 +0100
From: kpancol To: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Moi, j’aime quand vous m’écrivez, et j’aime ce que vous écrivez, les mots que vous faîtes sonner comme le marteau sur l’enclume, paf, paf ! ça résonne dans ma tête et j’entends presque le bruit, je vois les étincelles !
Si on ne peut plus dire quand on aime, alors la vie n’est plus belle du tout, elle est carrément laide...
S’il faut prendre un air blasé, dire oui je sais, je sais... Alors je rends mon tablier !

La librairie de Fécamp existe. Je l’ai juste déplacée, l’ai posée sur le quai d’en face, le quai Maupassant, là où il y a du soleil tard dans l’après-midi. Elle s’appelle le Chat pître...
Et quand le livre est sorti, il y a des lecteurs qui sont allés “voir” la librairie, sont allés déjeuner dans le petit restaurant d’à côté...
Qu’est ce que j’aime ce livre, c’est comme si je ne l’avais pas écrit moi-même !
Et pourtant je l’ai écrit dans une sorte de fièvre, en trois semaines, sans bouger de la table de la cuisine de la maison près de Fécamp. À suer à grosses gouttes, à pleurer des larmes de désir, de mourir d’amour... J’étais en plein chagrin d’amour, un gros, gros chagrin et j’avais envie de mourir tout de suite, alors j’ai écrit Kay et Jonathan... J’ai écrit cette histoire où l’homme s’en va brutalement en ne disant rien et où on reste avec un trou si grand dans le ventre qu’on croit qu’on va mourir.
Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. C’est parce que vous m’avez parlé d’ “Un homme à distance”. Ce livre brûle toujours en moi...
Vous voyez : moi aussi je vous saoule de paroles et j’espère que vous me pardonnerez...
Katherine Pancol

Le 9/03/08 14:58, « patricia leroy » a écrit :
Si je vous pardonne ?! Mais vous m'avez achevée là, Katherine !
Il y a une telle urgence, dans ce livre ... ! Vous avez raison, la souffrance peut être magnifique, quand on la transforme en compassion ...
Vous savez, hier je parlais de livres avec mon amoureux et je parlais de vous, je disais que ce que j'aime, ce que je cherche, c'est sentir l'âme de l'auteur à travers ses livres, c'est avoir l'impression de parler avec lui, et qu'on sentait tellement l'âme de Katherine Pancol. Moi, j'ai souffert en même temps que Kay Bartholdi. Je l'ai suivie dans les rayons de sa librairie, j'ai préparé les paquets avec elle, je me suis léché les doigts après avoir mangé les moules de Laurent, je l'ai suivie sur son vélo, j'ai retrouvé mes seize ans et regardé David avec la même admiration, je me suis drapée dans sa souffrance, je l'ai suivie dans les vagues, et à la fin du livre j'étais sonnée, comme elle.
Vous savez que ce livre est celui que j'ai acheté le plus souvent, à chaque fois pour l'offrir, j'insistais, lis, lis ce livre ...

Et voilà ! Elle écrit bien, Patricia. Elle fait vibrer chaque phrase. Elle détache ses mots comme des notes de piano.

Tchekhov dont je lis la bio en ce moment parle ainsi de l'écriture. Des mots simples qu'on pose sur une portée de musique.. Tchekhov ! S'il était vivant, si je lui écrivais et qu'il me répondait... je monterais en fusée d'artifice dans le ciel !

Tenez, juste ces quelques lignes de cette bio écrite par Virgil Tanase pour vous mettre en appétit ...
"Un soir de 1903, Tchekhov fait venir un ami et lui demande :"Savez-vous combien de temps après ma mort, les gens liront mes livres ? Sept..." Son interlocuteur ayant l'air contrarié, il rectifie : "disons sept ans et demi." Après quelques instants, il ajoute : "et il me reste encore moins à vivre : six ans".
Il avait tout faux, il mourrait un an plus tard.
Quant à ses livres..."